1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
50
51
52
53
54
55
56
57
58
59
60
61
62
63
64
65
66
67
68
69
70
71
72
73
74
75
76
77
78
79
80
81
82
83
84
85
86
87
88
89
90
91
92
93
94
95
96
97
98
99
100
101
102
103
104
105
106
107
108
109
110
111
112
113
114
115
116
117
118
119
120
121
122
123
124
125
126
127
|
C'est donc parce qu'il faut protéger le corps de ces esclaves modernes que sont les ouvriers que le juriste va produire une législation faisant de l'accident du travail et de la maladie professionnelle des dommages corporels. |
||||
|
La prise en compte du corps des ouvriers n'est pourtant que la première étape de la réincarnation juridique. C'est parce que le risque va sortir du milieu prolétaire et atteindre toutes les couches sociales que cette réincarnation va se préciser. |
||||
|
La violence des choses ne se limite plus au cadre de l'usine, la violence des choses se généralise, comme par exemple par les accidents de la route. L'automobile s'est imposée dans les systèmes juridiques issus du droit romain comme la chose qui, bien qu'appartenant à l'homme, remettait en cause l'un des fondements de la civilité romaine L'indemnisation des accidentés de la route fut l'un des sujets conduisant à se demander si la personne humaine pouvait être un objet de droits.54 |
||||
|
Cette évolution nous amène à constater que le corps, utilisé pour guérir par les peuplades cannibales, a été complètement évincé par le droit. Et pourtant on s'aperçoit que les ordres qui se sont chargés de lui ont toujours organisé sa gestion en suivant une logique cannibale qui s'est traduite différemment selon les époques. Le droit va pourtant devoir introduire le corps dans sa sphère, et le problème qui se pose à présent est de savoir s'il va suivre cette même logique. |
||||
|
|
||||