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On en arrive ainsi à un stade où les intérêts pécuniaires d'une profession se conjuguent avec

l'intérêt général, c'est à dire la protection de la santé publique à travers la personne du roi.

Le lieu de la Santé

Après le corps de la Chrétienté, c'est le corps du roi qui va devenir le lieu de la santé.

Le roi représente son royaume, la santé du roi va devenir celle du royaume.

C'est ainsi que va se trouver centralisée autour du corps du roi, c'est à dire à Paris, toute une

administration de la Santé publique.

Si cette idée se révèle avec la médecine, qui se développe à Paris alors que les meilleures

facultés se trouvent à Montpellier, elle se vérifie également pour les chirurgiens et les

apothicaires.

Ainsi, c'est à Paris que se situera le Collège de Pharmacie, installé rue de l'Arbalète, et qui

comprend plusieurs salles de cours, un laboratoire ainsi qu'un jardin botanique.

C'est aussi sur le roi que l'on testera les médications controversées, mettant ainsi fin à la

querelle concernant le quinquina et celle de l'antimoine.

C'est également le roi qui, concédant ainsi une victoire au vieil empirisme à l'encontre du

dogmatisme triomphant dans les universités, va autoriser par des lettres patentes la vente de

certains remèdes.

Il en a été ainsi du célèbre orviétan, patenté en 1647, et qui a fait l'objet d'une exploitation

fructueuse.

Il est certain que la distribution de remèdes spécifiques patentés, malgré les commodités

qu'elle offrait au charlatanisme, avait bien des avantages, à une époque où médecins,