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chirurgiens et apothicaires étaient peu nombreux dans les campagnes. Louis XIV, qui se fit

vendre pour 1000 louis par Adrian Helvétius son spécifique patenté contre les "cours du

ventre", lui demanda d'autres remèdes spécifiques, qu'il envoya à ses commissaires départis

dans les provinces pour les faire distribuer dans les campagnes .

Le système fut continué et perfectionné sous Louis XV, et le roi fut amené à créer, par arrêts

du Conseil des 3 juillet et 28 octobre, une Commission royale de médecine pour

l'approbation des remèdes spécifiques.

C'est d'ailleurs cette même Commission royale qui sera chargée, par un arrêt du conseil du

17 mars 1731, de signaler les épidémies.

Ainsi, au départ le roi, et plus tard à travers cette commission, représentera la santé de la

France à la fois par son pouvoir à estimer que telle ou telle médecine, même empirique, si

elle est bonne pour le roi, est bonne pour le peuple, mais aussi par son pouvoir sur les

épidémies.

S2. Le médicament à travers le monopole pharmaceutique

§1. Le monopole pharmaceutique

La marche vers le monopole pharmaceutique correspond à l'instauration d'une scientificité

pharmaceutique. Amorcé par la déclaration royale de 1777, ce mouvement trouve sa

confirmation avec la loi du 21 germinal an XI.