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PARTIE 2 : SOIGNER LE VIVANT PAR
LE VIVANT

TITRE I : BARBARES? VOUS AVEZ DIT BARBARES?

Traiter des médicaments sans envisager l'homme se soignant par de l'homme reviendrait à

faire l'impasse sur un élément important de cette tentative pour établir une histoire juridique

du médicament, et c'est pourtant ce qu'a fait le droit jusqu'à une époque récente.

L'homme, dans son état de chair humaine porteuse de vie, se retrouve à l'embranchement du

rationnel et de l'irrationnel, ce qui empêche toute approche simplement scientifique et

complique toute approche juridique.

Cela n'a pas empêché l'homme primitif de chercher dans cette chair ses premiers remèdes, au

même titre qu'il cherchait dans la nature la connaissance de plantes bienfaisantes.

Par contre, cela a empêché le juriste de le prendre en compte en qualifiant ces pratiques de

sauvages ou de barbares.

Et pourtant, le droit gérera la matière humaine à la manières de ces peuplades primitives

décriées, sous le couvert d'un vernis de civilisation.

Ainsi, il apparaît que la barbarie n'est pas aussi barbare qu'elle peut le paraître, comme on ne

la découvre pas forcément là où on l'attend, et le cannibalisme en est le parfait exemple.