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S1. Le médicament à travers les corporations

la professionnalisation de l'art d'apothicairerie

Au XIIIe siècle, alors que croissent les villes, les corporations, les sociétés, les guildes et les

fraternités éclosent, qui jurent de veiller sur leurs cités et de les défendre au péril de leur vie.

Ces corps s'engagent, sous la foi du serment, à respecter et à promouvoir les règles de leur

métier.

Quand les "apothécaires" apparaissent, c'est dans leLivre des Métiers, rédigé en 1268 par

Etienne Boileau , prévôt de Paris, et ils y sont assimilés aux "herbiers et herbières", ainsi

qu'aux "espiciers et espicières".

Que viennent donc faire ici les épiciers?

La voie du progrès passe par la route des épices. Tout apothicaire qui se respecte se doit

désormais d'avoir en son officine, outre les herbes traditionnelles, le poivre et le cumin, la

cannelle, le gingembre, le girofle et autres ingrédients importés d'Orient à prix d'or ou

achetés là-bas à leurs risques et périls par ceux qui en font commerce et sans qui l'art

d'apothicairerie n'existerait pas.