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Le sang, bien que faisant l'objet d'une réglementation antérieur aux lois de 1994 et résultant de la loi du 4 janvier 1993, peut être à la fois considéré comme un tissu, mais si l'on applique le critère du renouvellement, comme un produit du corps puisqu'il se trouve en permanence renouvelé. Les gamètes, par application du critère de renouvellement, seraient aussi un produit du corps : intégrée cette fois directement dans le chapitre consacré aux tissus et cellules. A coté de ces catégories persistent deux catégories composites, dont les déchets humains. |
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A côté de ce flou qualificatif des produits et des éléments du corps humain, on retrouve donc les deux formes de choses où la sacralité est la plus marquée, et qui bénéficient de régimes spécifiques, la catégorie des déchets humains dont la connotation excrémentielle sous- entendant déjà qu'il ne sont pas, quant à eux, exclus de toute forme de profit. |
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La sacralisation sous-entendue par l'absence de patrimonialité implique que pour les éléments exclus de cette sphère, les profits sont possibles. |
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S2 : LE CORPS EST-IL UNE MARCHANDISE CANNIBALE ? |
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Si le corps a toujours fait l'objet de trafics, la civilité a voulu que seuls les produits désacralisés puissent devenir des marchandises. |
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Pourtant, l'homme et ses composantes ont toujours fait l'objet de trafics. On a montré que le corps humain avait toujours été matière à consommations, et suivant les lois du marché, la demande appelle l'offre. |
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