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L'albumine extraite du sang, fluide porteur de sacralité par excellence, n'est pas

commercialisable, alors qu'extraite d'un déchet opératoire comme le placenta, elle l'est.

Une seule explication : notre civilisation ne lui a jamais attaché de sacralité, tout comme les

excréments et autres résidus du corps.

Comme le souligne Jean-Pierre BAUD, c'est bien toujours au regard de la topographie du

sacré que sont définis les produits humains commercialisables.

Notre droit des produits humains est plus proche des sacralités sauvages que de la

physiologie moderne, et cela se vérifie à travers la solution trouvée par le droit pour gérer les

produits du corps humain : le don.