1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127

introduction

L'histoire pharmaceutique décevrait beaucoup celui qui y

chercherait la confirmation des prétentions civilisatrices de

l'Occident.

Jean-Pierre BAUD,Le festin sauvage1

Le médicament, comme la médecine, semble aussi vieux que l'humanité.

Depuis les temps les plus reculés, l'homme a toujours cherché de quoi se protéger de la

souffrance et de la mort.

C'est dans la grande apothicairerie de la nature et de ses trois règnes que nos ancêtres ont

commencé par chercher ce quelque chose pour mieux vivre, car le médicament est avant tout

une chose.

La majorité des produits utilisés par les hommes à cette fin ont trouvé leur origine dans le

végétal.

Depuis l'antiquité jusqu'au XVIe siècle, les plantes étaient utilisées, fraîches ou sèches, sous

formes diverses :poudres, baumes ou onguents, mélanges, huiles essentielles, permettant

parfois de présenter le produit actif sous une forme plus concentrée ;mais la matière de

base restait la plante, ou une partie de la plante.

Une nouvelle ère devait commencer avec l'isolement de principes actifs chimiquement

définis.

Un précurseur en la matière fut, au début du XVIe siècle, le médecin suisse PARACELSE,

magicien, alchimiste, fou génial, qui prôna l'extraction de "l'âme des végétaux", la

IMAGE imgs/langlois01.gif
1BAUD Jean-Pierre, "Le festin sauvage", Apertura(1994), volume 14, p 61