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Une fois inerte, le cadavre peut devenir nuisance si on le laisse libérer par la mort l'âme qu'il porte, mais il peut également signifier guérison et devenir médicament si on le consomme tant qu'il est encore porteur de cette âme. Pour le cannibale, le cadavre n'est plus qu'une chose temporairement porteuse d'âme. |
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Le cadavre se révèle être à la rencontre du sublime ( grâce à la présence de cette âme dont il était le gardien) et du trivial : cette conception annonce déjà la sacralité qu'on lui accordera en tant que chose dans les cultures qui vont suivre. |
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L'acte cannibale se révèle guérison par la conjuration du mal grâce à la division du corps et de l'âme, mais aussi par son assimilation, car si l'on se défend des morts en les consommant, en séparant définitivement l'âme du corps pour éviter son retour, on intègre aussi leur vitalité. |
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Ainsi se fait jour une autre vision thérapeutique du cannibalisme qui, en fait, complète la première et rappelle la théorie des signatures de PARACELSE mais appliquée au corps humain. |
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Les Guayakis décrits à nouveau par Pierre Clastres46 |
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Les iroquois quant à eux rivalisent pour s'arroger le privilège de manger le coeur d'un prisonnier courageux afin de s'approprier sa vaillance.
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