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Le savoir populaire face au savoir scientifique |
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quant aux "remèdes de bonne femme" |
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Même si, d'après Carpentier à propos de ses commentaires sur la loi de germinal, "Aucun texte de loi n'interdisant aux femmes l'exercice de la profession de pharmacien, on doit admettre qu'elles peuvent se faire recevoir pharmacien..."24, il apparaît que dans les moeurs et dans les faits, il pouvait en être autrement. Citons tout d'abord Carret, toujours dans son rapport sur le projet de loi concernant la pharmacie : " Mais vous observerez, citoyens tribuns, que la pharmacie étant, comme je l'ai dit, moins un métier qu'une profession savante, doit être pour cette raison interdite aux femmes". |
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De plus, on peut rajouter un arrêté du 25 thermidor an XI qui stipule "qu'au décès d'un pharmacien, sa veuve peut tenir l'officine ouverte pendant une année, à charge de présenter et faire agréer un élève en pharmacie, et de faire désigner un pharmacien pour diriger et surveiller les opérations de l'officine". |
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Ainsi donc, aux hommes la science, aux femmes la cuisine, ou tout au moins l'assistanat des hommes, même si aucun texte officiel ne leur interdit l'accès à l'exercice de cette science. |
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Tout comme en matière d'obstétrique, les hommes ont donc officiellement pris la place des femmes dans leur rôle de "préparatrice", en les remplaçant ou en leur laissant le rôle d'auxiliaire. |
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les lacunes de la loi du 21 germinal an XI |
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