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Dénoncé à Clément V, l'auteur mourut avant d'avoir atteint Bordeaux où se trouvait le

souverain pontife. Sa thèse, qui avait fait grand bruit, s'éteignit avec lui, et la doctrine de

Saint Thomas demeura la seule norme.

Cette doctrine estimait que toute quantité, aussi minime qu'elle soit, interrompait le jeune et

par là même interdisait la communion. Quant à la qualité, il s'agissait de l'absorption de toute

nourriture ou boisson, substance qui, introduite de l'extérieur de la bouche, passait dans

l'estomac.

Mais l'absorption, même volontaire, d'une substance ne pouvant être digérée, ne rompait pas

le jeûne.

Le code de 1917 reposera la question de la sumptio medicinae, en instituant une norme

générale mais en prévoyant des exceptions.

Le canon 858, §2 stipule que "le jeûne "naturel"(c'est à dire absolu)est requis depuis

minuit, sinon il n'est pas permis de communier."

Le code mentionne cependant deux exceptions traditionnelles, à savoir le péril de mort et la

nécessité d'empêcher une profanation.

S'agissant des malades, le canon 858, §2 reprend substantiellement la concession du décret

Post editum ( 7 décembre 1906) en faveur des malades "alités" depuis un mois (même s'ils

se lèvent quelques heures chaque jour) ;mais il y apporte quelques précisions et extensions

:

- tous les malades sont mis sur le même pied d'égalité

- ils peuvent communier une ou deux fois par semaine, après avoir pris non seulement une

"boisson", mais aussi un médicament, qui pourra être même solide, si besoin est.

Cependant, on admettait certaines dispenses aux communiants, à des malades, à qui l'on

accordait, avant la communion, l'absorption non seulement de boissons mais aussi de