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Après avoir été conjuration, Rédemption, la guérison est toujours séparation. Il y a donc une logique thérapeutico-cannibale dans la gestion de ces corps porteurs à présent de maladie qu'il faut éloigner pour protéger les corps sains : le corps est bien ce lieu de sacré et de trivial. |
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DELAMARE, dans son Traité de la Police51, nous renseigne sur le rôle de la police en matière de santé publique : |
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Quand les péchés ne suffisent plus à expliquer l'épidémie, il ne s'agit donc plus de sacrifier mais de contenir le mal : les thérapeutes ne tentent plus de donner sens à la mort mais de la contenir. D'abord ceci se fonde sur une théorie de la transmission de la peste par l'air, puis au XVIe siècle s'ajoute l'hypothèse contagionniste. |
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Rajoutons à cela qu'il règne à l'époque une zone indifférenciée de maladie-pauvreté-famine, la pauvreté entretenant une dynamique cumulative, et le mendiant va devenir le support du mal. Un des exemples de cette mise à l'écart de ces corps porteurs du mal sera la mise en quarantaine, dont DELAMARE nous parle en ces termes : " santé, où l'on arrête pendants quarante jours, ceux qui viennent des pays éloignés". |
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