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Ainsi le médicament, objet carrefour, mais surtout objet qui ne peut qu'être à problème pour le juriste, est un objet qui demande à être repensé, et qui ne manque pas d'intérêt, y compris dans le cadre d'une réflexion juridique. |
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Le fait que toute herbe des près puisse être, par une pharmacopée inquisitoriale poussée à l'extrême et servie par L.511 , qualifiée de médicament, amène forcément à se questionner sur la réalité des cadres juridiques. C'est ainsi que l'on peut penser avec Yan THOMAS 71 que "les catégories du droit sont neutres en soi et vides de sens", et que "tout contenu est susceptible d'être réduit à une forme juridique ou à une autre". |
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De même, si la précision du vocabulaire devrait caractériser la science juridique, elle se heurte avec le médicament à un écueil, à une de ces étranges ambiguïtés qui parsèment notre existence. |
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Il ne s'agissait certainement pas pour platon de réduire la santé à une simple suite de transactions commerciales, tout comme il ne peut suffire de réduire le médicament, même à travers une définition juridique, à une simple appréhension économique. Ce serait sans compter sur la matière médicale et ses fantômes: l'empirisme et la magie. |
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