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la première fois les règles fondamentales auxquelless étaient astreints les apothicaires, en

rendant officielles les conditions d'accès au métier et qui réserve en outre aux apothicaires

l'exclusivité de la préparation des remèdes :

"Dorénavant, défense est faite à tout épicier de se mêler du fait et vacation

d'apothicairerie sous ombre d'avoir serviteur apothicaire qu'il voudrait tenir dans sa

maison, si ledit épicier n'est pas lui-même apothicaire connaissant et approuvé audit

métier et qu'il eut lui demeuré et servi en celui métier d''apothicaire, l'espace de 4 ans

et fait les services et gardé les solennités ci-dessus requises".

Cet Edit fut confirmé et amplifié par Louis XII en juin 1514, par François 1er le 12 avril

1520, Henri IV le 20 novembre 1594 et ainsi généralisé et étendu à tout le pays.

D'assez bonne heure, les apothicaires vont donc avoir une situation sociale qui les rapproche

des gens exerçant une profession libérale, et on les voit, dés le XVIIe siècle, préoccupés

d'acquérir une certaine formation scientifique.

Ainsi, d'après les statuts des apothicaires de Nantes d'août 1672, chaque nouveau maître

paiera à sa réception une certaine somme pour contribuer aux frais du "jardin des simples"

que les maîtres devront désormais entretenir.

En février 1688, le roi concéda à leur communauté l'ancien "jardin du papegault" pour en

faire le jardin des apothicaires avec laboratoires et fourneaux pour la composition des

remèdes. A Paris, les apothicaires travaillent aujardin du roi.

Enfin, Louis XVI , par la déclaration du 25 avril 1777, sépara les apothicaires de Paris du

corps des épiciers et les constitua en corps indépendant sous le titre de Collège de

Pharmacie.