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CH II : LA GESTION DE LA SACRALITE GRACE AU DON |
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Comme on l'a vu grâce à Max WEBER ainsi qu'à Alain BERNARD, si le contrat monétaire sécularise, le don sacralise. Le don permet de constater que le corps humain reste empreint de sacralité dans l'esprit du civiliste, mais il est aussi une manière pour le droit de reconnaître que le corps guérit, étant un des miroirs possibles de la pensée cannibale. |
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S 1. LE DON CANNIBALE |
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Comme on l'a vu, le sacrifice peut être interprété comme une traduction par le Christianisme du meurtre cannibale, traduction qui s'est instaurée en tradition dans la culture occidentale. |
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Le Christ fut l'instaurateur de cette tradition en se sacrifiant pour racheter les fautes des chrétiens, et cette tradition fut maintenue grâce à deux facteurs : l'eucharistie et les martyrs. |
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Par sa mort, le Christ prive le croyant de son corps et de son sang, mais grâce à l'eucharistie, ce même croyant peut toujours s'assimiler le corps du sacrifié pour vivifier son corps et son âme en le mangeant dans son lieu de culte. |
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Quant aux martyrs, dont on a vu que leur pouvoir de guérison était lui aussi d'ordre cannibalique, ils vont, outre perpétrer la tradition du sacrifice, introduire l'idée de corps de la chrétienté. |
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