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organes prélevés sur les condamnés au Caire où l'on organise de véritables foires aux organes, il existe bien un véritable trafic mondial d'organes. |
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Le corps est donc bien une marchandise cannibale, pourtant interdit par le droit. |
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Cependant, en ayant entr'aperçu la conception du corps humain par le droit français, il est d'autant plus étrange de constater que certains produits humains soient légalement commercialisables. |
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L'article L.665-16 du Code de la santé publique énonce que ne sont pas soumis aux principes généraux " appliquer l'ensemble des principes qu'énoncent les articles L.665-11 à L.665-15. La liste de ces produits est fixée en Conseil d'Etat". On peut donc en déduire que certains produits, comme les cheveux, poils, ongles, dents, excrétions, lait maternel sont cessibles à titre onéreux. |
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Mais d'autres produits bénéficient d'une étrangeté à souligner, comme par exemple l'albumine. Celle-ci change de statut juridique selon qu'elle a été ou non prélevée dans le sang. Le même produit humain n'est pas commercialisable s'il a été retiré du sang et pourtant il devient une marchandise s'il a été extrait du placenta. |
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Les déchets opératoires conservés pour être utilisés (L.672-1), comme le placenta, sont utilisés dans la recherche ou vendus à des laboratoires afin de fabriquer des produits pharmaceutiques. Ces mêmes placentas peuvent servir à la fois à produire de l'albumine placentaire comme des pommades contre les brûlures, ou bien encore certains produits cosmétologiques, et font ainsi la fortune de laboratoires pharmaceutiques. |
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