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L'approche de la civilisation grecque le démontre. Pharmakos dérive du neutre pharmakon, désignant une plante médicinale et/ou magique. Par métonymie, pharmakon vérifie, car rien ne sépare, si ce n'est une différence minime de dose, le toxique et le curatif. |
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Le médicament est également au carrefour du bien et du mal, car avec lui, le bien et le mal ne sont plus des valeurs en soi, autant par l'utilisation des poisons dans les thérapeutiques que par des pratiques comme la vaccination ou l'inoculation. |
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Au croisement du somatique et du psychosomatique, la part dans la guérison l'efficacité réelle du médicament et le fameux effet placebo est difficile à réaliser. |
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Il peut se situer à l'embranchement du rationnel et de l'irrationnel, car l'approche soignante a longtemps dépendu autant de l'incantation que du produit. |
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A l'intersection du sublime et du trivial, il peut se révéler sous une forme excrémentielle, comme l'utilisation des urines au Moyen Age pour guérir les fistules et confectionner des collyres, mais aussi sous la forme d'une divinité sacralisée, comme par exemple les reliques. |
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Parce que le médicament est un provenir de partout, il a fallu trouver des repères, des guides, d'autant plus après que Claude BERNARD eut mis en évidence que ce qui nourrissait pouvait aussi guérir mais également tuer : on constate alors qu'une même substance peut à la fois alimenter, médicamenter et tuer. C'est dans cet esprit que se situe la théorie des signatures émise par PARACELSE : l'homme doit être guidé dans ses choix. |
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Il faut un effort pour dégager du Grand Tout ce qui guérit de ce qui ne guérit pas , ou pire, de ce qui peut tuer. |