1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127

Alors que les religions antiques, si elles se considéraient supérieures aux autres croyances,

ne prétendaient pas imposer leur vision des choses, le Christianisme dénote un autre état

d'esprit.

Le Christianisme, en tant que religion monothéiste et bientôt religion d'Etat, va vouloir

imposer son dogme, notamment face au culte des sources.

Alors que les Gaulois se guérissaient miraculeusement grâce à l'eau des sources, l'Eglise va

devoir faire face au problème des guérisons inexpliquées et se poser la question suivante :

cette pratique constitue-t-elle une croyance?

Ainsi, quand elle ne pourra empêcher ces pratiques, l'Eglise va tenter d'établir l'idée qu'il y a

d'autres façons que les eaux de se guérir, et c'est ainsi qu'elle va introduire le culte des

reliques.

On tente de remplacer le culte de l'eau, croyance païenne et superstitieuse en un fluide vital,

par une autre croyance cette fois chrétienne en un autre fluide vital provenant du corps des

saints.

C'est ce que constate Jean-Pierre BAUD dans son livre " l'affaire de la main volée" :

"Face

à une culture cherchant la guérison dans un élément naturel, elle a tenté d'imposer l'idée

que la guérison pouvait être obtenue par l'intervention du corps de l'autre".3

Devant l'échec relatif de cette manoeuvre, ne parvenant pas à faire disparaître ces cultes

malgré leur interdiction, l'Eglise va finir par décider de camoufler ce paganisme qu'elle ne

pouvait empêcher par un saint ou une chapelle.

L'Eglise va tenter d'imposer l'idée que la guérison ne provient pas de la source en elle-même,

mais de la foi et d'un miracle chrétien.

IMAGE imgs/langlois01.gif
3BAUD Jean-Pierre,L'affaire de la main volée, PARIS, Edition du SEUIL, 1993, p.139