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Quand la guérison va devenir une profession puis un art, c'est le dépositaire de cet art pharmaceutique naissant, l'apothicaire, qui montrera la substance à prendre. |
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Mais l'étymologie d'apothicaire nous amène à voir le médicament sous un autre aspect : grec apothêkê, qui signifie boutique, le médicament apparaît alors non seulement comme une chose mais également comme une marchandise. Le médicament, en tant qu'aspiration des hommes à mieux vivre, s'inscrit dans une logique marchande : |
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Parce que le médicament est une chose, parce que cette chose est appropriable, elle devient une marchandise, et donc un objet de droit. |
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Il ne s'agit pas ici de savoir ce qu'est un médicament, mais d'essayer de voir ce qui d'après le droit constitue un médicament. |
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Or une qualification juridique ne peut se suffire à transférer un contenu ( le médicament) dans un contenant ( sa définition juridique), et particulièrement quand la chose en question concerne de si près la vie, autant par sa finalité que par sa forme. |
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Comme on le verra, la définition juridique du médicament est tardive et laborieuse, mais comment pouvait-il en être autrement? |
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Le contenu est complexe, difficilement indépendant. Quant au contenant, il régit par rapport à des normes et à des impératifs, soit d'éthique ou de santé publique. |
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L'appréhension juridique du contenant se révèle malaisée étant donné que l'objet qu'elle vise ne peut être entièrement débarrassé de sa magie et de ses nuances individuelles, d'autant plus |