1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127

CH 1 : CONFLIT ENTRE SACRALITE DU CORPS ET ECONOMIE DE

MARCHE

S1. TYPOLOGIE DU CORPS HUMAIN ET TOPOGRAPHIE DU SACRE

Une des lois du 29 juillet 1994, incorporé au code civil dans son nouvel article 16-1 stipule

que "Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps

humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial".

" Ces lois font d'abord entrer pour la première fois le corps parmi les catégories du droit

civil français -- le corps, là où n'étaient reconnues traditionnellement que des personnes,

c'est à dire des abstractions"55.

Ce corps, auquel le Christianisme avait donné une place, avant d'être pris en charge par la

mèdecine, rentre enfin grâce à ces lois dans la sphère du droit, et la personne juridique a

désormais une chair.

Cependant, comme l'explique François TERRE, le droit ne s'accorde pas à l'idée d'une

relation de la personne physique à elle-même, encore moins d'une partie d'elle-même56

La personne va se retrouver avoir un corps mais dont elle ne pourra disposer puisque son

corps, c'est elle-même.

IMAGE imgs/langlois01.gif
55THOMAS Yan, "Le sujet de droit, la personne et la nature", Le débat, GALLIMARD,nº100, mai-août 1998, p.103.
56TERRE François, FENOUILLET Dominique, Les personnes La famille Les incapacités,PARIS, DALLOZ, 6e édition, 1996, p.17