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Rien de ce qui vient d'être dit n'est étranger à notre propos. L'eau - comme l'air, la terre - ne peut être conçue avec la même simplicité rationnelle que sa formule chimique. L'eau, contrairement à la terre, est plus palpable que matérielle, et contrairement à l'air, au soleil ou au feu, elle est appropriable. |
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Mais l'eau est également porteuse de vie, de surnaturel. Toute conception religieuse du monde implique une distinction entre le sacré et le profane, et l'eau, grâce à sa dualité, constitue une intersection entre le physique et le métaphysique. L'eau est le support matériel de l'immatériel, c'est pourquoi elle est sacrée. |
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C'est parce qu'elle est sacrée que l'eau tient un rôle particulier dans les thérapeutiques, car c'est du sacré que le croyant attend tout secours et toute réussite, et c'est pourquoi elle retiendra particulièrement notre attention. |
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L'eau a donc toujours fait l'objet de cultes, païens avant de devenir chrétiens. Tel était le cas par exemple dans la Gaule du IVe siècle, comme le démontre Aline ROUSSELLE2. Le gaulois cherchait déjà la guérison par l'assimilation de cette source de vie qu'est la source. présence de médecins et de commerçants profitant de ces pèlerinages thérapeutiques, avant l'arrivée du Christianisme. |
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S2. La gestion de la guérison par l'eau |
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