1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127

Si le pain représente le corps du Christ et le vin son sang, il est difficile de nier le fait que le

chrétien mange régulièrement le Christ en communiant, ceci afin de se souvenir, mais aussi

de se nourrir et de guérir.

Le docteur Henri BON dira à ce propos, dans son précis de médecine catholique48, que "Si

la communion fréquente et quotidienne est recommandée...comme il n'en saurait douter,

aux personnes qui jouissent d'une bonne santé, pourquoi ne le serait-elle pas aussi aux

malades?", ce à quoi il ajoutera qu'en tant que "Nourriture spirituelle, la sainte communion

est aussi un remède corporel".

Peu après avoir instauré la Cène, le Christ est arrêté et crucifié, et ceci non par ceux-là même

à qui il venait de dire de le manger, mais par les romains : à ce moment, il se sacrifie pour

racheter les fautes des hommes.

Condamné par les romains, sacrifié pour les hommes, la mort prend du sens, celui du

sacrifice.

Le sacrifice permet de faire oublier l'horreur de la mort d'un homme servant en fait à guérir

les autres, tout en permettant au processus thérapeutique de se focaliser sur le couple

sacrifié-société.

On retrouve ici les fondements du guérir cannibale, c'est à dire le meurtre cannibale à présent

masqué par le sacrifice, et un consommable qui devient symbolique : la pensée cannibale est

devenue chrétienne sans qu'on le dise.

D'autres vont suivre l'exemple du Christ et se sacrifier pour la Chrétienté, ce sont les

martyrs.

IMAGE imgs/langlois01.gif
48BON H., Précis de Mèdecine Catholique, PARIS, Librairie Félix ALCAN, 1935., p.650-651.