1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127

escorces, au liquide, au sec, au sucre, au miel, au moust, au vin-cuit, au sel, au

vinaigre...Je lui ferai faire des distillations et autres préparatifs, etlui baillerai des

remèdes bien expérimentés pour se secourir et les siens en l'occurence des maladies :

comme estant chose infiniment incommode et périlleuse aux champs, de n'avoir prompt

soulagement, à tant d'inconvéviens qui souventes-fois et inopinément surviennent, en

attendant plus amples remèdes du docte médecin, la nécessité y eschéant."

On trouve ainsi dans le chapitre IV du livre VIII de nombreuses recettes destinées à guérir la

surdité, les maux de dents, le mal de poitrine, etc.

Parce qu'elle est loin des villes, et donc loin des apothicaireries naissantes, la ménagère doit

être apte à soigner son petit monde en cas d'urgence.

Ce type d'ouvrage est, comme on l'a déjà dit, très fréquent à l'époque. Ecrit par des médecins

ou pas, les ouvrages de médecine populaire comme celui de Tissot ou d'anonymes sont très

nombreux.

Il est également à rajouter qu'au Moyen Age régnait une zone indifférenciée "maladie-

péché-pauvreté", ce qui donnait lieu à une conjonction de pharmacopée et de formules

diététiques où notre ménagère se trouvait tout à son aise.