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rejoint l'alimentation cannibale, et que l'on retrouvera la même idée lorsqu'il sera un jour question de greffes. |
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Cette pratique a pris une telle ampleur que tous les moyens furent bons pour extraire, même sous une autre forme, les vertus de ces fameuses reliques. On pratiqua notamment le vinage sur le corps des saints, c'est à dire un lavage du corps, du tombeau avec du vin grâce auquel on recueillait un liquide que l'on utilisait en médications. Le produit de ce vinage résultant du corps du saint, il était censé être empreint des mêmes pouvoirs. |
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Mais toutes les reliques n'ont pas la même importance, il y en a une qui parmi elles cumule tous les bienfaits des autres : le sang. Il n'y a rien de plus noble et de plus trivial que le sang, ce qui explique la sacralité dont on l'entoure. Les prodiges de sang sont nombreux, comme les vertus thérapeutiques qu'on lui a toujours prêtées. L'histoire religieuse est remplie de cruentions post mortem comme le corps de Saint Bernardin de Sienne qui aurait saigné 20 jours après son décès, ou bien de sang sur des objets matériels comme des ossements et même des pièces de tissus. |
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Outre ces phénomènes, il y a aussi le sang hors du corps, par des phénomènes de liquéfaction comme l'exemple de saint Janvier à Naples dont le sang se liquéfie en public annuellement. |
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C'est dans ce cadre religieux que l'on s'interrogea pour la première fois sur la nature du sang séparé du corps. Le pape Pie II confirma en 1464 ce que son prédécesseur Clément VI avait déjà établi en 1352 en posant en principe le caractère divin du sang du Christ. " En effet, en posant la question de la divinité du sang de la Passion, la pensée occidentale s'interrogeait pour la première fois sur la nature juridique du sang séparé du corps. Divin dans le corps |
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