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On peut citer Delamare qui, dans son traité de la Police au XVIIe siècle soulignera que :

" Le commerce d'épicerie n'est pas moins délicat et moins important à la santé que

celui d'apothicaires. Si ceux-ci composent les remèdes, ce sont ceux-là qui

fournissent la plus grande partie des drogues et ingrédients qui entrent dans ces

compositions ;et ce sont eux qui les tirent des pays les plus éloignés et qui en font le

débit. Il y a peu d'apothicaires qui fassent, et même qui puissent faire, ce commerce

éloigné et ces voyages au long cours."

Le doyen POPLAWSKI ira dans ce sens en expliquant une telle réunion "parce que les

uns et les autres s'approvisionnaient de la même façon et achetaient des drogues et denrées

aux mêmes marchands qui les faisaient venir de payx lointains"15.

C'est donc tout naturellement que dans l'organisation professionnelle du Moyen Age les

deux corps de métiers se trouvent réunis en un corps unique, celui des épiciers-apothicaires

Ces corps s'engagent, sous la foi du serment, à respecter et à promouvoir les règles de leur

métier.

On peut citer pour exemple les espéciadors, les épiciers-apothicaires de Montpellier, qui se

promettent d'"agir loyalement, conformément aux prescriptions écrites et prescrites, sans

innovation, sans mettre une chose pour une autre, à moins que ce ne soit avec

l'approbation des consuls du métier, ou de deux maîtres ès-physique, qui seront à cet effet

désignés par les consuls".

La confusion des professions souligne bien également la confusion régnante quant à définir

exactement ce qu'est un remède.

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15POPLAWSKI R., AUBY J-M, COUSTOU M., Traité de droit pharmaceutique, Nouveau commentaire mis à jour, 1955, p.30.