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ensuite en accueillant la médecine dans les universités médiévales"13, positions auxquelles

on peut rajouter ses interrogations sur la définition du médicament.

§1. Le jeûne et le droit de guérir

L'Eglise va s'intéresser au médicament notamment à travers le problème du jeûne

eucharistique :ce n'est pas parce qu'on ne peut pas se nourrir qu'on ne peut pas se soigner,

ainsi va-t-elle devoir s'interroger sur la distinction entre un médicament et un aliment.

Il est à souligner que le jeûne eucharistique n'a jamais été reconnu comme étant de droit

divin, car c'est l'Eglise qui introduisit ce rituel.

Le jeûne eucharistique, également dit naturel, a été défini jusqu'à la parution de la

constitution Christus Dominus de 1953 comme l'abstention de tout aliment solide ou liquide

depuis minuit jusqu'à la communion.

Cette définition fut en fait la même que celle posée par Saint Thomas d'AQUIN au XIIIe

siècle, qui eut également à préciser la différence fondamentale entre le jeune ecclésiastique et

le jeûne eucharistique qui exclut quant à lui l'absorption " de tout ce qui est pris".

La question de la sumptio medicinae ne devait pas tarder à faire l'objet de discussions.

Au XIIIe siècle, un dominicain, Jean de Paris, soutient qu'un médicament, tel qu'il fut, ne peut

rompre le jeûne, attendu qu' "une médecine n'est pas un aliment et que son absorption ne

peut être différée sans danger".

Il prétendait s'appuyer sur l'exemple de Mathieu, abbé de Saint Denis, qui "prenait un

remède le matin et célébrait ensuite" , et aussi de "beaucoup d'autres qu'il avait vu agir de

même"

IMAGE imgs/langlois01.gif 13BAUD Jean-Pierre,op.cit,p.137.