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consommation" 50.
La danse est redoutable, car elle rend la vision du
couple
illégitime, normale et acceptable.
Aussi surveillée que celle des
casernes, la poussière des cafés a ses
spécialistes. Le docteur Mazza qui a examiné
celle des cafés-chantants et des
skating-rings de Turin en 1897 51. Il laissait
macérer un gramme de cette poussière
dans l'eau distillée et pratiquait divers
ensemencements qu'il cultivait sur de la
gélatine. Le gramme suspect contenait des millions de
colonies, le même nombre
que les grammes prélevés rue de Rennes et rue
Monge par Miquel !
Malheureusement, les cobayes et les lapins n'avaient pas eu
le temps de parler : ils
étaient morts de septicémie ou de suppuration
avant que la tuberculose n'ait pu les
frapper... En tous cas, la désinfection
périodique s'imposait et les crachoirs allaient
désormais ponctuer les murs, à un mètre
du sol.
Dans le défilé des
épaves que le café contribuait à faire,
le cracheur de bacilles
n'était pas le moins redouté.



50 Id.
51 Sull'esame
batteriologico della polvere che si trova negli spacci di
caffè, con speciale riguardo
al bacillo della
tuberculosi. (Sur l'examen bactériologique des
poussières dans les cafés,
particulièrement en ce qui regarde le bacille de la
tuberculose), par le Dr. Carlo MAZZA (Rivista
d'Igene e sanità pubblica, 1er janvier, p. 8),
traduit in RHPS,
XIX, (1897), p. 442.
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