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C'est de l'homme qu'il va être question, tout au long de cet essai. Alors,
pensera-t-on, pourquoi en faire une partie spéciale ?

Tout d'abord, il s'agit de prendre ce qui, dans le comportement humain,
concerne chaque individu à chaque époque. La mort et l'alimentation, soucis
constants des vivants qui veulent le rester, pourraient l'une ou l'autre suffire à
remplir cette fonction. Cependant, leur apparent antagonisme révèle en fait, avec
acuité, le souci permanent de l'effacement du corps par des conduites souvent si
proches qu'elles interrogent fondamentalement sur le mécanisme de la civilisation.
Traiter les deux thèmes permettra en outre une exploitation plus large du champ
d'application de notre thèse et une double mise en cause de sa justesse.

Ensuite, la mort et l'alimentation ont été l'objet d'une activité scientifique
souvent proche : chimie, anatomie, physiologie, etc. Il sera donc intéressant
d'observer comment l'entreprise civilisatrice d'effacement du corps lui a permis de
s'exercer.

Ces deux domaines sont en plus, le cadre d'une grande densité
mythologique. Souvent proches et dominants, leurs mythes sont un langage qui, en
donnant du monde une explication, fournissent une sorte de supra-normalisation
intéressante à confronter à l'évolution de celle qui fait l'objet de notre étude.


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