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droit hygiénique"
31. Le droit
devait inspirer une crainte salutaire qui obligerait les
inconscients à écouter la science. En fait, on
attendait du droit qu'il rompe les
soliloques et impose le seul discours audible,
autorisé non pas par la morale mais
par l'hygiène. Il s'agissait de réveiller, par
l'exemplarité de jugements sévères,
une
conscience sanitaire chez les gens. Cette évolution
exigeait un dispositif de
communication entre le public et la science et ce travail
des mentalités n'utilisait
qu'accessoirement le droit. Il y avait bien d'autres moyens
de normaliser et la
violence de la répression sanitaire n'avait jamais
dépendu du droit pénal, même si
les lieux de détention (prison/hôpital),
avaient longtemps été confondus.



31 Cf. ENSCH,
ibid.
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