B. MISE EN EVIDENCE DU NOYAU

 

De nombreuses hypoth�ses et id�es ont �t� avanc�es pour tenter d�expliquer l�atome jusqu�� ce que Lord Ernest Rutherford (physicien anglais, 1871-1937, prix Nobel en 1908) mette tout le monde d�accord avec son exp�rience devenue historique et r�alis�e en 1911.

              

Cette exp�rience consiste � envoyer sur une tr�s mince feuille d�or un faisceau de particules alpha �mises par un �chantillon constitu� d��l�ments radioactifs (ici, le polonium, symbole Po) et � observer leur trajectoire. Il est � pr�ciser que ces particules alpha ont une masse �quivalente � 4 fois celle d�un atome d�hydrog�ne et qu�elles portent aussi une charge positive de +2e-.

On observe, ou plut�t Rutherford observa, que la plupart des particules �mises traversaient sans subir de d�viation la feuille d�or et qu�elles produisaient donc un impact visible sur un �cran fluorescent situ� derri�re la feuille d�or.

On constate aussi qu�un petit nombre de particules sont fortement d�vi�es en la traversant, et que d�autres, par contre, sont renvoy�es en arri�re.

Ces diff�rentes observations mettent en �vidence que la mati�re qui constitue la feuille d�or est concentr�e en certains endroits, appel�s noyaux, entre lesquels existe beaucoup d�espace vide.

 

De plus, les fortes d�viations constat�es montrent que quelques particules alpha sont entr�es en collision avec des particules largement plus lourdes que ces derni�res : l�interpr�tation qui en d�coule est que donc les noyaux ont une masse importante.

Pour Rutherford, dans la mati�re, la masse est donc concentr�e dans des particules tr�s �loign�es les unes des autres (au vu de leurs propres dimensions), ainsi que charg�es positivement : les noyaux des atomes.