L�id�e que les atomes constituaient les composants ultimes de la mati�re a �t� d�sapprouv�e par les nombreuses exp�riences (rest�es dans l�histoire pour certaines d�entre elles) r�alis�es grosso modo entre 1875 et 1910.
On dispose de 2 �lectrodes m�talliques, que l�on place aux extr�mit�s d�une ampoule de verre contenant un gaz, et dans laquelle la pression est susceptible d��tre r�duite.
Une fois ce dispositif mis en place, on �tablit une forte diff�rence de potentiel entre ces 2 �lectrodes (environ de 1000 volts/cm).On observe alors deux cas :
Pour une pression situ�e entre 0,1 et 0,01 bar, le gaz devient lumineux entre les �lectrodes : ceci est ce que l�on appelle commun�ment le ph�nom�ne de luminescence.
Pour une pression inf�rieure � 0,01 bar, le gaz reste obscur cette fois-ci (espace obscur de Crookes), mais on constate quand m�me la fluorescence de la paroi interne de l�ampoule � l�endroit oppos� � la cathode, � savoir l�anode.
L�apparition de cette fluorescence viendrait de l�impact de � rayons � invisibles sur la paroi du verre : ces rayons �tant issus de la cathode, ils ont �t� appel�s de mani�re logique "rayons cathodiques".

Afin de tenter d�expliquer la nature de ces rayons, Jean Perrin (physicien fran�ais, 1870-1942, prix Nobel en 1926) a �tudi� leurs trajectoires dans un champ �lectrique(ou magn�tique).
Il a ainsi pu observer les d�viations subies. Apr�s avoir montr� qu�il s�agissait d�un flux de particules, il en a conclu que ces derni�res portaient en r�alit� une charge �lectrique de signe n�gatif.
Ces conclusions n�on en rien �t� bouscul�es quand J. Perrin a chang� les conditions exp�rimentales : en effet, il a obtenu exactement les m�mes r�sultats, que ce soit en changeant le gaz de l�ampoule ou la nature du m�tal des �lectrodes.
Une autre exp�rience,semblable � la pr�c�dente mais moins connue, est d�crite sur la page suivante. Elle constitue en quelque sorte un excellent compl�ment.