(interaction
ion-dipôle). Le phénomène porte le nom
général de solvatation ; c'est une
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hydratation si le solvant est l'eau. Le nombre de molécules de solvant qui
viennent
s'associer à un ion n'est pas strictement
déterminé, et il dépend du volume de cet ion.
D'une part la solvatation
empêche les ions de s'approcher à courte distance et de se recombiner. D'autre part, et surtout, la formation d'un
ion solvaté est exothermique. Les
forces d'attraction produisent un travail qui fait perdre de l'énergie au
système et le stabilisent. Les énergies
mises en jeu sont très importantes (pour la formation de Na+(aq) : 400 kJ/mol), de l'ordre de grandeur de celles qui sont
associées à la formation de véritables liaisons chimiques. Le bilan global de la dissolution peut ainsi
être exothermique, ou au moins faiblement endothermique (la dissolution de NACl
n'exige que 4,3 kJ/mol, à comparer avec l'énergie de cohésion du cristal égale
à 787 kJ/mol).
b) La dynamique de
solvatation dans l'eau à l'état supercritique
Des simulations
informatiques ont été réalisées pour d'une part déterminer les échelles de
temps caractérisant le processus global de solvatation, et d'autre part pour
examiner les mécanismes de base qui conduisent la solvatation dans les
solutions aqueuses à haute température, en portant une attention toute
particulière à la compréhension de la relation de ces mécanismes aux détails
microscopiques de la structure particulière de l'eau à 645 K.
Le modèle SPC est utilisé
afin de décrire les interactions de type solvant-solvant. Les simulations sont réalisées dans un
intervalle de densités allant- de 0,3 à 1 g/cm3 à une
température de 645 K. Comparativement aux résultats obtenus à température
ambiante, le processus global de solvatation à densité élevée est largement plus
rapide et devient progressivement plus lent que la densité diminue. Dans tous les cas, les réponses de "non-équilibre" du
solvant présentent un comportement bimodal caractérisé par un régime d'inertie
rapide durant quelques femtosecondes et suivi par un régime diffusionnel
beaucoup plus lent. La dernière partie de
la réponse qui contribue à un petit domaine de hautes densités, explique la
plus grande contribution aux basses densités.
Les prédictions sont assez précises pour les hautes densités et deviennent
moins appropriées pour les basses densités.
Enfin, les modes rotationnels fournissent la plus grande contribution
pour toutes les densités.
c) La solvatation des ions dans l'eau à l'état supercritique
basée sur l'analogie avec l'adsorption de Langmuir
La structure de solvatation
et l'énergie libre pour les ions Li+, Na+, K+, F-, Cl-,Be++ Mg++ et Ca++ dans des solutions
aqueuses à l'état supercritique, sont décrites par un modèle appelé le modèle
diélectrique de couches concentriques comprenant le modèle d'adsorption par un
solvant, analogue à un modèle de Langmuir.
Ce modèle utilise deux paramètres: un maximum de densité locale, lequel
est indépendant de la température et en rapport avec la surface des ions, et
une constante de désorption, qui peut être approximée par zéro dans les calculs
d'énergies libres. En comparant avec le
modèle de
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