dipôle-quadrupôle
tétraédrique servent à illustrer l'importance des interactions
dipôle-quadrupôle et quadrupôle-quadrupôle dans une structure similaire à
celle de l'eau.
(*)Théorie
de la perturbation thermodynamique basée sur l'expansion de Pople : théorie
calculatoire portant sur les excès d'énergie libre de-Helmholtz.
2) Analyse du réseau de
liaisons hydrogène parsimulations informatiques (6)
a) La méthode de
simulation informatique de Monte Carlo
Les simulations isothermes
et isobares de Monte Carlo ont été réalisées pour un système de 216 molécules
d'eau dans une cellule cubique. Les
molécules d'eau interagissent grâce au potentiel appelé TIP4P qui utilise la
géométrie expérimentale rigide du monomère (longueur de la liaison OH = 0,9572
À et angle HOH = 104,52') et possède quatre sites d'interactions : trois sur
les noyaux et un sur un point M localisé sur la bissectrice de l'angle HOH à la
distance de 0,15 A de l'oxygène vers les hydrogènes. Deux charges de 0,52e sont placées sur les hydrogènes et sont
compensées par une charge de -1,04e sur M. L'énergie d'interaction totale pour
une paire de molécules consiste en interactions de Coulomb entre les sites
chargés et en une interaction dite de Lennard-Jones entre les atomes d'oxygène.
Plus de 30 états
thermodynamiques ont été simulés pour l'eau liquide et à l'état supercritique
entre 273 et 1273 K, sous des pressions allant de 10 à 10 000 MPa, recouvrant
ainsi une échelle de densités allant de 0,02 à 1,67 g/cm3. Et pour chaque état thermodynamique il y a en
moyenne plus de 10 millions de configurations d'équilibres de Monte Carlo et 5 millions de
configurations générées et rejetées au stade de prééquilibres. La convergence de toutes ces propriétés a
été contrôlée pendant les simulations et des incertitudes statistiques ont été
calculées.
Cette
méthode permet d'obtenir des valeurs de la densité, de l'enthalpie
configurationnelle, de la capacité calorifique à pression constante, de la
compressibilité isotherme... en bon accord avec les valeurs expérimentales.
Cependant,
les valeurs obtenues par les simulations dans la région proche du point
critique, indiquent que celui-ci, pour le modèle de l'eau TIP4P, est
approximativement localisé 50° en dessous de la valeur observée
expérimentalement. La même conclusion
peut être tirée en extrapolant les résultats de la simulation pour la courbe de
coexistence vapeur-liquide.
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