I) INTRODUCTION

Dans cette étude, nous nous proposons de determiner la structure de l'eau supercritique, telle qu'elle est connue à ce jour. On parle d'eau supercritique pour désigner des conditions de températures et de pressions particulières et élévées. Sur le diagramme d'état de l'eau, il est aisé de comprendre cette notion. Il s'agit en effet des températures et des pressions au delà du point critique ( 374°C ; 21.8 MPa ; 218 bar ), et où les états liquides et gazeux ne peuvent plus être distingués.
Il se trouve que l'eau supercritique est à la source d'applications nombreuses, notamment dans l'industrie. Mais il s'agit là de méthodes encore assez peu connues, d'autant que de nombreuses recherches sont toujours en cours pour comprendre de façon plus précise le sujet, qui présente encore un certain nombre de mystères. L'idée de départ de l'utilité de l'eau supercritique provient de l'importante utilisation du CO2 à l'état supercritique, fluide beaucoup mieux connu à ce jour. En effet, il est possible de dissoudre des corps organiques dans du dioxide de carbone supercritique. On l'utilise également pour extraire la caféine des grains de café et le parfum des fleurs.
Parmi les applications industrielles de l'eau supercritique, nous pouvons citer le traitement des céramiques et du cristal, le depôt de films fins, l'extraction de polluants. L'une des utilisations les plus importantes est l'oxydation de l'eau supercritique, mise à profit dans la destruction de déchets dangereux.