Université Paris X -
NANTERRE
Maîtrise : Histoire de l'administration publique
(1er semestre de l'année
2000-2001) - 2e partie, titre II, chapitre 3
Chapitre 3
La protection de
l'environnement
¶ I - La protection de la
nature
§ 1 - La nature en tant que
capital
§ 2 - La nature en tant que
sanctuaire
- Jamais la forêt n'a été
considérée uniquement comme un capital, la preuve
étant que les mythologies y avaient logé une belle
variété de divinités. En Occident, la
déesse latine Diane (Artémis chez les Grecs) y
régna au moins jusqu'au XIIIe siècle. Malgré
la pression de plus en plus forte de l'Eglise (aboutissant
finalement aux bûchers de la chasse aux sorcières),
les femmes du Moyen Age entretinrent la croyance de
chevauchées forestières nocturnes en compagnie de la
déesse Diane, croyance qui ne se limitait pas aux femmes
les plus humbles car, dans la société
aristocratique, l'imagination des femmes qui restaient au
château devait souvent compenser l'ennui d'attendre les
mâles revenant de la chasse. L'affaire a finalement conduit
aux bûchers de l'Inquisition (les chevauchées de
Diane furent assimilées au sabbat des
sorcières).
Le culte de la Vierge Marie, qui démarra réellement
au XIIIe siècle grâce aux ordres mendiants
(particulièrement du fait des Franciscains), fut pour
beaucoup dans la disparition du culte de Diane. Certains
expliquent par cette substitution le fait que l'on trouve souvent
dans les forêts des oratoires de la Vierge Marie.
- L'histoire moderne du rapport culturel
à la forêt, et en général à la
nature, laisse apparaître une évolution remontant au
XVIIIe siècle, et s'accélérant aux XIXe et
XXe siècles. Au XVIe siècle, quelques poètes
s'émeuvent des défrichements excessifs, tel Ronsard
implorant le bûcheron de la forêt de Gastine
"d'arrêter un peu son bras". Cependant Saint François
de Sales, un des premiers grands auteurs écrivant en
français classique, ne trouve qu'ennui, quand il ne s'agit
pas d'effroi et d'horreur, face aux "glacières" (selon
l'expression de l'époque) du Mont Blanc. A Aix les Bains,
ce lieu que Casanova avait considéré comme sans
intérêt, fut plus tard celui qui inspira le
Lac de
Lamartine.
- C'est à partir du milieu du XVIIIe
siècle, que les choses commencent à changer.
Jean-Jacques Rousseau fut le grand précurseur qui attribua
à la nature l'importance que l'on sait comme cadre et
règle de vie. Au XIXe siècle, des verrous sautent.
Les hommes en vue se font une gloire d'approcher ou d'escalader
(beaucoup plus rarement) le géant des Alpes. Les touristes
anglais furent, au XVIIIe siècle, les grands pionniers.
Conscients de ce que tout ce qui n'était pas anglais se
situait dans le voisinage de la barbarie, les Britanniques firent
des expéditions vers les "glacières" du Mont Blanc
en ayant l'angoissante certitude qu'ils quittaient la civilisation
en s'éloignant de la cité de Genève. La
conquête du Mont Blanc par les deux Chamoniards Balmat (le
guide) et Paccard (le client, médecin à Chamonix),
précéda l'ascension scientifique de Balmat et
Saussure. La découverte de la nature alla de pair, au XIXe
siècle, avec le développement des sports et de la
randonnée. De L'Alpinisme à l'Olympisme, nous
trouvons le parcours d'une devise : altius (devise du Club
alpin), altius et citius (devise
proposée par Paul de Vivie, alias Vélocio, fondateur
du mouvement cyclotouristique français), altius, citius, fortius
(plus haut, plus vite, plus fort) que l'abbé Didon,
professeur dans un collège de la région grenobloise,
proposa comme devise à ses fêtes de gymnastique
où il invita le baron de Coubertin restaurateur des Jeux
olympiques. En outre, les exercices sportifs ou hygiéniques
mettant l'homme en contact avec la nature se
diversifièrent, donnant parfois lieu à une
littérature abondante (alpinisme et cyclotourisme) ou
à quelques oeuvres qui firent date dans le domaine de la
randonnée pédestre (Stevenson, et aussi les
"colonies de vacances" du charmant Töpffer, inventeur de la
bande dessinée) ou le canotage (Jerome K. Jerome, qui
écrivit aussi sur le voyage à vélo).
- Un phénomène linguistique
permettra de comprendre le monde mental dans lequel germa
l'idée des parcs nationaux. A la fin du XIXe siècle,
c'est un vocabulaire appartenant au domaine des sacralités
qui, en ce qui concerne la protection de la nature, remplace le
langage médical : on parle désormais de
pureté et de pollution là où le XVIIIe
siècle parlait de salubrité et d'infection. On ne
s'étonnera donc pas que ce fût en créant des
sanctuaires qu'on se mit à protéger la nature.
- Lorsque les Américains,
réalisant enfin les désastres de leurs moeurs de
prédateurs, découvrirent un certain territoire que
les Indiens vénéraient déjà comme
sacré, ils y créèrent le premier parc
national au monde. Ce fut le Parc de Yellowstone, en 1872. Le
second fut le parc Kruger en Afrique du Sud. Depuis, des parcs
nationaux se créèrent dans le monde entier. Mais les
Etats Unis ont une politique sans commune mesure avec le reste du
monde. En faisant la somme des Parcs
nationaux, des Parcs d'Etats, des
Forêts nationales et des Forêts d'Etat, ils
protègent l'équivalent de deux fois et demie du
territoire français.
- En ce qui concerne la France, le mouvement fut
lancé, bien involontairement par les chasseurs savoyards
qui, avant la Seconde guerre mondiale, se plaignirent de la
disparition des chamois et bouquetins dans le massif de la
Vanoise. Dans les années 1950, le jeune maire de Bonneval
sur Arc, Gilbert André, sut intéresser un groupe
important et influent d'hommes de lettres, d'artistes et
d'alpinistes au cas de la Vanoise qui, en devenant un parc
national, devait prolonger matériellement (en non
administrativement comme le parc des Glaciers à cheval sur
le Canada et les USA) le parc italien du Gran
Paradiso . Le projet retint
l'attention des autorités françaises et c'est que
fut créé en 1963 le premier parc
national français. On en compte
actuellement 7 (Vanoise,
Port-Cros, Pyrénées, Cévennes, Ecrins,
Mercantour, Guadeloupe)
§ 3 - Vers un nouvel accord entre l'homme
et la nature
Ce nouvel accord est recherché par une
institution qui, malgré quelques cousinages à
l'étrangers, reste une institution typiquement
française. Il s'agit des Parcs
naturels régionaux.
Ils existent depuis 1967 (parc de la Forêt
de Saint Amand). L'institution poursuit des objectifs autant économiques que
culturels :
- - offrir des loisirs naturels aux citadins
(d'où proximité d'un ou plusieurs grands centres
urbains)
- - freiner l'exode rural
- - protéger les sites
- - encourager le maintien d'une architecture
traditionnelle
Les parcs naturels régionaux qui, à
l'inverse des parcs nationaux, ne créaient pas des sanctuaires
mais aménageaient une réconciliation entre l'homme et
la nature, furent un remarquable succès. On en dénombre
actuellement 38. Le plus petit concerne la région parisienne
(parc de la Haute-vallée de Chevreuse).
¶ II - L'hygiène
publique
Les sociétés humaines sont une
source de nuisances de par leur existence même (nuisances
domestiques) et aussi du fait de leurs activités (nuisances
industrielles)
§ 1 - Les nuisances domestiques
A - Les cadavres
- Dans les sociétés humaines, la
première des nuisances fut le cadavre, paradoxalement,
puisque ce fut aussi l'une des premières sacralités.
Le sentiment de répulsion qu'inspire le cadavre ne
désigne pas seulement l'autre aspect de sa
sacralité. Il indique aussi l'ambiguïté
sanitaire du corps, à la fois siège de la
santé humaine et aussi archétype de la nuisance.
- La gestion du cadavre a ses experts, le
prêtre pour le rituel sacré et le médecin pour
le traitement de la nuisance. Les rapports du prêtre et du
médecin sont ici un mélange de concurrence et de
coopération. Le travail de l'embaumeur, ce médecin
du cadavre , permet aux fidèles d'accéder au corps
du saint ; il favorise donc le culte. Le médecin
coopérait encore avec le prêtre lorsqu'il demandait,
au XVIIIe siècle, qu'on cessât d'ensevelir dans les
Eglises ; tout indique en effet qu'en France la déclaration
du 5 mars 1776, qui prononça cette interdiction, allait
contre le voeu des fidèles mais correspondait au
désir du clergé.
- Mais l'ère des entassements
industriels, qui fut aussi celle de l'affirmation de
l'autorité médicale, permit aux médecins et
aux chirurgiens d'étendre aux cadavres leur projet global
de recyclage des nuisances. Il y eut à cette rubrique le
volet épouvantable des trafics de matière humaine
qui, grâce à la connivence des pouvoirs publics et
des professions de santé, furent pratiquement inconnus du
grand public. Il s'en fallut de peu que le trafic de la graisse
humaine ne devienne un immense scandale. Sous l'Empire, la
surpopulation des cimetières parisiens (quinze à
vingt couches de cadavres dans les fosses communes) encouragea des
vols de cadavres, qui devinrent une pratique
régulière dont bénéficièrent
les amphithéâtres de dissection. Abondamment pourvus,
ceux-ci furent alors confrontés au problème de
l'élimination des débris anatomiques. C'est pourquoi
les propriétaires de ces amphithéâtres se
mirent à entretenir des foyers dont le combustible
était en grande partie de la graisse humaine. Puis, les
employés de la faculté de médecine et des
amphithéâtres de dissection vendirent de cette
graisse aux émailleurs, aux fabricants de fausses perles,
aux charlatans (pour leurs drogues), aux charretiers (pour
graisser les essieux) et aux fabricants de chandelles (lesquelles
servirent entre autres à l'illumination de la
faculté de médecine et du palais du Luxembourg lors
du mariage de Napoléon et de Marie-Louise). Lorsque, en
1813, il fut mis fin au trafic, on trouva chez les coupables 2
à 3 mille litres de graisse humaine qui,
intégrés dans le système d'évacuation
des excréments et des cadavres d'animaux, furent
jetés à la voirie de Montfaucon Il y eut aussi des
cas de trafic de peau humaine destinée à la
reliure.
- Le filigrane de ces effarantes anecdotes
recèle une problématique dont la médecine du
XIXe siècle était consciente : l'ensevelissement
était-il toujours un compromis satisfaisant entre le culte
et l'élimination des nuisances? Pouvait-on le maintenir
dans les entassements urbains de la société
industrielle ? Ne fallait-il pas inventer le culte
funéraire de l'ère hygiéniste, un culte qui
permettrait aussi l'élimination des nuisances? Telle
était bien l'intention de l'architecte Pierre Giraud
lorsque, faisant acte de candidature à un concours de
l'Institut, il proposa un procédé de vitrification
du cadavre permettant de le recycler en fabriquant deux
médaillons de verre à l'effigie du défunt,
l'un pour le cimetière, l'autre pour la maison. "Combien
d'enfants seraient naturellement détournés,
dès leur plus tendre jeunesse, de la route du crime et
même de la dissipation à la seule vue des
médaillons de leurs vertueux ancêtres!" En fait, la
loi française n'accepta la crémation que le 15
novembre 1887 et l'Eglise catholique se laissa convaincre sur le
tard en déclarant, dans son actuel Code de droit canonique,
ne pas interdire l'incinération , mais recommander vivement
l'ensevelissement (canon 1176).
- L'éloignement des cimetières
fut, au XIXe siècle, une obsession, surtout du fait de
l'ignorance de l'ère pré-pasteurienne. En outre, on
ne connaissait pas grand chose au sous-sol (entre autres, le cours
des eaux souterraines). Des projets ne survécurent pas au
ridicule (tous les cimetières à Méry sur Oise
avec un chemin de fer spécial). Le problème fut
réglé par la science pasteurienne et les
progrès des connaissances géologiques (dues
indirectement au sport, avec entre autres les études du
spéléologue Martel).
- L'Ere de l'automobile nous a fait oublier la
question des cadavres de chevaux. A Paris, Montfaucon, le lieu de
l'ancien gibet, resta un lieu d'abomination jusqu'au milieu du
XIXe siècle. 12 000 cadavres de
chevaux y étaient traité
dans les pires conditions par des ateliers d'équarrissage
particulièrement mal équipés. Il y avait
aussi 25 à 30 000 cadavres de petits animaux. Sans compter
qu'on déversait chaque jour entre 230 et 244 mètres
cubes de matière fécale. Grâce à
Haussmann, ce lieu abominable (dont on sentait l'odeur jusqu'au
Tuileries quand le vent venait du nord-est) est devenu les
Buttes-Chaumont
B - Les excréments
- Aussi ancien que celui de la gestion des
cadavres, le traitement des excréments a pris une
acuité considérable avec le développement des
villes, et surtout de Paris. Les mesures imposant de construire
des fosses d'aisance furent innombrables, car au Moyen Age,
lorsqu'on n'avait pas un cours d'eau servant d'égout, tout
allait à la rue et relevait du balayage (c'est pourquoi,
l'hygiène s'est longtemps appelée administrativement
la "voirie" et que les ramasseurs d'ordures s'appellent toujours
des "boueux" ou "éboueurs"). Le recyclage des
excréments fut fort bien organisé tant que la
population des grandes villes resta dans certaines limites (moins
du million d'habitants). Une profession, bien formée et
rigoureusement contrôlée, réalisait les
vidanges (de nuit ou le matin). A Paris, les matières
étaient déposées, à Montfaucon dans
des cuves de décantation, pour séparer les "eaux
vannes", rejetées à la Seine, des matières
sèches formant la "poudrette", vendue comme engrais aux
paysans et aux maraîchers d'Ile de France, lesquels
alimentaient les Parisiens (d'où un recyclage parfait).
- Les égouts n'avaient pas
été construits pour recevoir les excréments,
mais pour la récupération des eaux de pluie. Lorsque
Paris, dans les années 1890, et par la suite les autres
villes de France, optèrent pour une politique de "tout
à l'égout", beaucoup considérèrent que
c'était une solution infecte. Le système imposait
des stations d'épuration, solution qui fut retenue beaucoup
trop tard.
C - Les ordures
ménagères
- Pendant très longtemps, les
ordures
ménagères
relevèrent du recyclage, du balayage des rues et de
l'intervention d'une grande population de chiffonniers vivant en
communautés dans les environs de Paris (à la fois
craints, méprisés et jugés indispensables). A
noter que, selon une technique très française, ils
achetaient leur zone de récupération à un
collègue prenant sa retraite. Il fallut attendre les
années 1880 pour que le préfet Poubelle impose les
boîtes à ordures aux Parisiens, bientôt
imité par les administrations municipales des autres
grandes villes. Le ramassage des ordures ménagères
ne fut pas organisé dans les campagnes avant les
années 1970 : les paysans avaient, eux aussi, appris le
gaspillage ; avant, ils recyclaient tout eux même.
§ 2 - Nuisances industrielles
A - Jusqu'au XIXe siècle
La conviction qu'il faut éloigner certaines
activités des communautés humaines n'est pas
nouvelle.
- La poterie, l'une des plus
anciennes activités industrielles est aussi la plus
ancienne productrice des nuisances. Déjà à
Pompéi, le potier était installé à
l'écart de la ville.
- En France, c'est à Paris, en 1480, que
la juridiction du Châtelet expulsa pour la première
fois une profession. L'atelier de poterie qui en fut la victime
avait été étudié avec des
procédés dont la modernité peut
étonner, puisqu'on avait identifié du plomb dans la
fumée rejetée et que, selon les rapporteurs, "ladite
fumée était préjudiciable à la
santé des corps humains.
- Selon, le Traité de la police de
Nicolas Delamare (début du XVIIIe siècle), il
fallait éloigner du centre des villes les professions
susceptibles d'infecter l'air et l'eau. Il signale de nombreuses
mesures contre les bouchers qui abattaient dans
le centre des villes, mesures dont le nombre indique qu'elles
furent peu respectées (pour des raisons évidentes,
les bouchers étaient craints) avant que Napoléon ne
fasse construire des abattoirs dans la périphérie de
Paris et qu'il ne soit ensuite imité par les
autorités municipales du reste de la France. En revanche,
lorsque Delamare signale, au titre de l'infection de l'air,
l'interdiction des élevages d'animaux en ville, pratique
qui survécut en province jusqu'au XXe siècle, on
peut y voir la difficulté pour les citadins de supporter
l'environnement rural (confirmée aujourd'hui par les
procès des résidents secondaires qui voudraient
faire taire les oies et les coqs et aseptiser les
étables).
- En ce qui concernait la pollution de l'eau,
Delamare nous signale les tanneries, mégisseries et
teintureries
(pollution de l'eau).Il ajoute une industrie
considérée comme dangereuse depuis le XVIIe
siècle : la fabrication de feux d'artifice.
B - Au XIXe siècle
- A la veille de la Révolution, il
fallait compléter la liste de Delamare par l'industrie chimique avec
les nitrières (ou salpêtrières) et, surtout, les
soudières, qui devenaient de véritables complexes de
production chimique. Les diverses autorités locales de
l'Ancien Régime avaient produit une réglementation
disparate : on la maintint jusqu'en 1810. Le pouvoir ayant
consulté les chimistes de l'Institut, ceux-ci firent deux
rapports présentant la chimie sous un jour favorable,
d'autant que l'opinion publique la présentait comme
susceptible de résoudre de nombreux problèmes de
nuisances.
- Finalement un décret du 15 octobre
1810, qui ne fut pas réformé avant 1917, créa
le régime dit des établissements classés (trois classes en fonction de la nuisance). Le
défaut principal était que les recours contre les
industriels étaient réservés aux
propriétaires du voisinage. Bien que la jurisprudence ait
accepté, exceptionnellement le recours de quelques
locataires (bail important et pour une longue durée), le
texte était rigoureusement inapplicable lorsque le
propriétaire de l'usine était propriétaire
des logements du voisinage, situation qu'on rencontrera de plus en
plus souvent : le voisin (le plus souvent employé dans
l'usine de son propriétaire) ne pouvait pas, en se
protégeant, protéger la collectivité.
- La réalité de la pollution industrielle
moderne fut découverte à
l'occasion d'une enquête sur un établissement de
produits chimiques à Dieuze (près de
Château-Salins). Les experts firent des mesures avec des
papiers de tournesol et des lamelles couvertes de soude. Leur
conclusion (publiée en 1848 dans les Annales d'hygiène publique) fut que les facteurs d'insalubrité qui
affectaient les ouvriers sur leur lieu de travail étaient
disséminés dans le voisinage, sans qu'on puisse dire
qui n'était pas affecté par ce mal nouveau. La
pollution industrielle moderne avait été
découverte.

Plan du cours